Musique

Malibala: La musique comme arme pour amener la paix au Mali

Considérant la musique comme l’un des meilleurs supports de communication, l’artiste multidisciplinaire (Video, Photographie, installations…) Fatou Kandé Senghor en collaboration avec le studio Bois SaKré, la Factory et Coumba Touré, une militante feministe, a invité 9 chanteuses africaines pour fredonner la paix au Mali.

Et ces divas très engagées dans leur art sont: Moona YANNI (Sénébénin), Claire MBENG (Sénégabon), Gnima SARR (Sénéfrance),Sista DABA (Sénéfrance), Rockaya LOUM (Sénégal), ISATOU (Sénéguinee bissau), Mamie KANOUTE (Sénémali), Coura (Sénégal). Le vidéo de ce message de paix sortira en début d’année.

L’initiatrice de ce projet, Fatou Kandé Senghor decrit l’idée de cette aventure en ces termes : “MALIBALA, MALI LA GRANDE notre missive, notre cri, c’est la somme de la générosité de fils et de filles d’ici et d’ailleurs, qui ont donné leur avis, leur soutien, leur temps, leur energie face à une situation qui nous a pris de court, qui est d’autant plus choquante et frustrante que l’on n’entrevoit pas de solutions pour abreger immediatement la souffrance des populations” dit-elle. Avant de se desoler de la situation : “Quelle tragédie..”.

Intérrogé sur le choix de la voix feminine pour chanter Mali, l’artiste s’explique : “Et bien-sur, ca n’est pas un hasard que ce sont des voix de femmes qui libèrent les mots. Les femmes concentrent un grand pourcentage de la population constituée en majorité de jeunes entre 15 et 35 ans. Elles représentent la partie essentielle de la démographie sociale et économique des pays en développement. La part qui a besoin de recevoir notre part urgente de vérité”, disserte Fatou Kandé Senghor.

Et on lui posera la question de savoir les raisons de mettre en oeuvre un tel projet, avec un tel devouement sur un pays qui n’est pas le sien, Madame Senghor comme elle aime etre appeler nous retorque ceci : Au Mali, pays voisin si aimé où nous avons tant d’amitiés, à defaut d’y être, nous avons voulu contribuer de toutes nos forces avec cet esprit là justement. Une ode, un chant, un cri, appelez le comme bon vous semble, en tout cas voici MALI BALA, MALI la grande. Ca a été un moment de bonheur d’une simplicité à executer qui m’a rappelé que nous sommes si forts ensemble, si fort”, raconte t’ellet avec le sourire.

Avant de cloturer en ces propos : “Nous postons donc notre lettre à toute sorte de destinataires pour leur rappeler l’existence de populations en danger, de femmes, d’enfants…C’est cela la motivation de notre intiative ».

A la découverte de l’initiatrice de Malibala : Fatou Kandé Senghor, une formatrice, une artiste, une maman…

Dans le mouvement hip hop et dans la vidéo d’art au Sénégal, tous les jeunes connaissent cette dame.Elle en a aidé, formé plus d’un.Depuis plus une decennie, elle a crée Waru Studio, un plateforme pour l’expression. Un lieu que des jeunes artistes rappeurs, plasticiens, videastes…ont frequenté pour des formations aux metiers de l’audio-visuel ou des expsitions collectives.

Micro tendu à cette militante afin qu’elle se presente, elle nous dira ceci : “Je m’appelle Fatou Kandé Senghor, je suis artiste. J’ai grandi partout dans le monde et l’endroit que je préfère est là où se trouve l’harmonie. Cet eden existe peut-être que dans nos coeurs, mais pendant que l’on est là et puisque notre temps est compté, faisons au mieux pour le construire . Ma part de contribution au monde est ma créativité, mon activisme, mon esprit”, philosophe la realisatrice du film documentaire que l’on espère voir au FESPACO “l’autre en moi”.

Et quand elle nous parle de sa structure Waru Studio, où des jeunes comme Ceptik (Slameur), Mamadou Diol ( Artiste-Videaste)…se sont abreuvés, on sent la passionée dans ses dires : “Pendant dix ans WaruStudio afontionné comme une plateforme de dialogue autour d’histoires de l’art et de culture. Un «Grand Place», arbre à palabre, grain, pour jeunes artistes recréant une philosophie proche du «Possee» comme il existe dans le mouvement hip hop puisque c’est cette culture pacifique qui nous a bercé”, Et c’est grace à cette meme structure que de beaucoup de jeunes artistes ont vu leur rêve devenir realité : creer, innover, participer, voyager.

Et ceci grace à des actes concrets que la formatrice Fatou Kandé Senghor a pose. “A travers des expositions collectives, rencontres, voyages et résidences, Waru a donné en avant goût aux jeunes artistes la possibilité d’affrontrer le milieu professionnel, d’arriver sur la plateforme artistique avec des concepts bien étayés, de la bonne documentation , des écrits de critiques et de presse specialisée.”, explique Fatou. “Cette maison de production a permis de produire des premieres œuvres, de connecter des artistes de différentes disciplines et surtout d’expérimenter les nouveaux médiums de notre temps tels que la vidéo d’art, la photographie d’art, les installations. L’idée était de grandir ensemble, de contribuer à notre histoire de l’art et à celle du monde et d’être réactifs. D’utiliser notre art comme une véritable arme.

S’agissant de faire un etat des lieux des activités de la structure qui n’est plus présente comme auparavant sur le terrain de la formation, en bon artiste Fatou nous repond avec une certaine profondeur : “Après dix ans, on évalue tout ce qui a été dit et fait et non, Waru Studio n’est pas un juste un espace dit indépendant pour se retrouver pour aprendre et produire, c’est surtout un esprit, qui a donné une pulsion à certains, confirmé d’autres, ouvert des voies sures de collaborations avec les régions du pays et le reste du monde.Warustudio a cherché son public pendant 10 ans et l’a trouvé, celui avec qui il doit converser et faire avancer les choses. Warustudio est certes né de la passion de l’ artiste fatou kandé senghor aujourd’hui agée de 42 ans mais il vit dans tous les coins de ce globe en une multitude d’artistes qui sont passés chez nous et qui continuent de venir collaborer avec nous.”, conclue cette femme sensible aux préoccupations de notre monde.

 

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