Politique

Retour en force de l’Adéma-Pasj à l’Hémicycle: Du fil à retordre pour les «Rpmistes» et leur mentor IBK !

Alors que d’aucuns pensaient à la mort programmée de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma-Pasj), avec la menace d’implosion qui planait sur elle, voilà que ce vieux et grand parti politique retrouve du tonus, par le biais de son fondateur non moins ex-président de la République du Mali, Alpha Oumar Konaré , pour rebondir sur l’échiquier politique, notamment à l’Hémicycle. Du coup, c’est un gros souci pour le parti présidentiel, le Rpm.

Depuis l’annonce de la décadence du parti des Abeilles, ce sont les militants et sympathisants du Rpm qui se frottaient les mains. «Le Rpm est actuellement considéré comme un Eldorado pour la plupart des formations politiques de la place et principalement l’Adéma. En effet, les Ruchers accourent aujourd’hui vers le Rpm, actuel parti au pouvoir sorti pourtant des entrailles de l’Adéma. Quand l’élève grandit et devient plus fort que le maître, tel semble être le scénario qui se profile. Le grand déballage a commencé dans la Ruche, à telle enseigne que chacun fait ses bagages. Il semble qu’IBK fils, en l’occurrence Karim, est déterminé à avaler la Ruche. L’heure de la revanche d’IBK a donc bien sonné…», indiquait un confrère de la place.

Mais c’était trop vite aller en besogne pour certains opportunistes qui soutenaient que le parti au pouvoir se porte à merveille et que tout s’y passe comme sur des roulettes. Certes, l’Adéma avait eu un coup de massue –mais qui ne l’a pas assommée- avec le départ de certains de ses ténors et non moins membres fondateurs et/ou membres du Comité exécutif du parti. On se rappelle encore les départs fracassants d’Iba N’Diaye, d’Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara… Des départs qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive, et qui ont fait dire au président du «Mouvement pour le renouveau de l’Adéma» et non moins Directeur général de la Coopérative culturelle «Jamana», Hamidou Konaté : «Nombreux sont des cadres et responsables crédibles ayant assumé des fonctions électives, administratives ou gouvernementales en son nom (Adéma), soient venus hélas à instrumentaliser ou abandonner et aller voir ailleurs…Nous devons revenir aux fondamentaux du parti. Après la gestion du pouvoir les 10 premières années, nous devons avoir la tête haute et rester ensemble…».

C’est donc dans cette dynamique que ce «Mouvement pour le renouveau de l’Adéma», qui vient d’être porté sur les fonts baptismaux, met tout en œuvre pour son retour en force sur l’échiquier national notamment à l’Assemblée nationale. D’où déjà la naissance de la Coalition Adéma-Asma, avec d’autres députés encore attendus qui pourront quitter l’Apm, voire la majorité présidentielle, pour rallier la Ruche. C’est une initiative, selon nos sources, pilotée en catimini par l’ex-président de la République du Mali, Alpha Oumar Konaré (AOK), qui est en passe de réussir. Dans la foulée, elle sème déjà la panique dans les rangs des Tisserands.

Une peur du Rpm accentuée par la montée en force de l’opposition

S’il est vrai que la reconstitution de la «grande famille Adéma», sous l’impulsion de l’ex-président AOK, sème la panique au Rpm qui se réjouissait il y a quelque temps de sa «chute libre», la donne a actuellement changé. Et on apprend que cela constituera un «danger» pour les responsables du Rpm qui pensent déjà à un deuxième mandat d’IBK, embourbé pour le moment dans plusieurs sales affaires qui ont terni l’image du pays.

En outre, ce qui sème actuellement la zizanie au Rpm, c’est «l’activisme» de l’opposition. Une opposition composée de vieux briscards de la politique malienne à l’instar de Modibo Sidibé, Tiébilé Dramé, Soumaïla Cissé… et qui n’entend pas être considérée comme le dindon de la farce, mais qui ambitionne de jouer pleinement son rôle républicain et démocratique. Une dynamique opposition qui ne cesse de donner des sueurs froides au président IBK, chaque fois qu’elle se prononce sur les grandes questions touchant à la vie de la Nation, car dénonçant sa gestion calamiteuse des affaires de l’Etat.

Au regard de tout ce qui précède, on peut dire que la bataille pour la présidentielle de 2018 est enclenchée.

Bruno E. LOMA

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