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Education au Mali : La reprise des cours après la suspension de mot d’ordre de grève

Ça y est ! Les cours ont repris  le lundi 29 janvier 2018 dans les établissements publics scolaires au Mali après un arrêt de travail de 408 heures, soit 17 jours  de rétention de notes, observé par  les syndicats des enseignants. Grâce aux efforts menés par  le  gouvernement, les grévistes  ont eu  satisfaction de leurs doléances.

Ils étaient 6 organisations syndicales à débrayer le 4 janvier 2018 les cours suite à la non-satisfaction de leur revendication. Il s’agit du  Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (SYPESCO), du Syndicat libre et démocratique de l’enseignement fondamental (SYLDEF), du Syndicat national de l’éducation de base (SYNEB), du Syndicat national des enseignants du secondaire de l’Etat et des collectivités (SYNESEC), du Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT) et de la Fédération nationale de l’éducation, des sports, arts, de la recherche et de la culture (FENAREC).

En effet, c’est dans la foulée d’une  négociation débouchée par une satisfaction que les syndicalistes ont accepté de lever leur mot d’ordre de grève le samedi 27 janvier 2018.

« Nos doléances ont été à 95% satisfaites. Au regard de ces avancées significatives, nous les 6 syndicats de l’éducation regroupés en synergie d’action, depuis le 15 octobre 2016, décidons en toute souveraineté et sans pression aucune de suspendre notre mot d’ordre de grève de 408 heures. Nous invitons nos militants à reprendre le travail le lundi 29 janvier 2018 à 7heures 30 mn », a indiqué une déclaration des grévistes lus sur les antennes de l’ORTM.

Dans leurs griefs, ils demandaient à l’Etat  l’adoption du projet de loi, portant statut autonome du personnel enseignant, des enseignements du secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale publics. Puis, la promulgation et l’application rapide de ce texte étaient inscrites dans leur doléance. Il faut noter que le statut autonome du personnel enseignant améliore les conditions de vie, de travail et la carrière des enseignants

Soucieux de  l’amélioration la qualité des apprentissages en milieu scolaire et universitaire et de conditions de vie du personnel enseignant, le gouvernement ne pouvait pas faire sourde oreille. Il s’est beaucoup résolus, non seulement à écouter  les syndicats, mais aussi, à satisfaire plusieurs points de  leurs revendications.

C’est pourquoi le projet de loi portant statut autonome du personnel enseignant a été amené l’Assemblée nationale et adopté  en sa session extraordinaire du 12 janvier 2018.  Avant  d’être promulgué par le Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar KEITA 4jours après.

Ensuite, le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maiga et les ministres de l’éducation, de la Fonction publique chargé des Relations avec les Institutions et de l’Economie et des Finances, ont signé le 26 janvier 2018 le décret d’application de la loi portant statut autonome du personnel enseignant.  A cela, il faut ajouter l’arrêté interministériel pris par le ministre en charge de l’Education et son collègue des Collectivités territoriales fixant  les modalités de transposition. C’est-à-dire que les enseignants fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales seront reversés dans le nouveau statut autonome du personnel enseignant.

Ainsi, ces avantages accordés aux enseignants  témoignent, à coups sûr,  la volonté inébranlable  du Gouvernement et du Président de la République à améliorer les conditions de vie et de travail de ceux-ci nonobstant le contexte difficile du pays. Mais, aussi et surtout, ils permettront de donner à l’école malienne son lustre d’antan.

Moussa Mallé SISSOKO

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