Politique Sécurité

Marche avortée de l’opposition : Les éclairages du commissaire divisionnaire Siaka B Sidibé, directeur régional de la police de Bamako

Le commissaire  divisionnaire Siaka B Sidibé, Directeur régional de la police de Bamako a animé un point de presse sur la marche du 2 juin 2018 de l’opposition politique. C’était  dans l’après-midi dans les locaux de la direction en présence des directeurs régionaux de la protection civile, de la gendarmerie et de la garde nationale.

Les forces de l’ordre ont dispersés  la marche non autorisée de l’opposition politique et certaines organisations de la société civile. Malgré l’interdiction de la marche par le gouverneur du District de Bamako pour des raisons d’état, les membres de l’opposition ont maintenu leur mot d’ordre.

Les éclairages du commissaire divisionnaire Siaka B Sidibé, directeur régional de la police de Bamako

Selon le commissaire divisionnaire, Siaka B Sidibé, directeur régional de la police de Bamako, les éléments de forces de l’ordre ont  été déployés sur  les lieux pour empêcher tout attroupement de nature à troubler l’ordre public. Cela, ajoute-t-il,  afin de permettre aux autres concitoyens de vaquer à leurs occupations.

« La coalition pour alternance et le changement nous a contactés pour une marche prévue le 2 juin. Au moment où nous nous apprêtions à dégager nos éléments sur le terrain, nous avons reçu une lettre du gouvernorat nous demandant de prendre de dispositions nécessaires. C’est ainsi que j’ai répondu au chef de cabinet de l’opposition que nous ne sommes pas en mesure de satisfaire à leur demande. Car  avons reçu une lettre émanent  du Gouverneur du district de Bamako ( ndlr notre autorité administrative) qui a émis un avis défavorables à leur marche  », a-t-il expliqué.

 Que s’est-il passé ?

Le Directeur régional de la police a rappelé que les forces de l’ordre avaient  mis en place un dispositif pour libérer l’itinéraire afin que les gens vaquent à leur occupation.

« …Puis que nous ne devons pas encadrer  à une manifestation interdite, nous avons empêché en tant que forces de l’ordre. Et ce que nous avons fait. D’abord, Nous avons mis en place un dispositif pour libérer l’itinéraire afin que les gens vaquent à leur occupation », a laissé entendre le Commissaire divisionnaire.

A l’en croire, certains responsables de mouvement s’en sont même pris aux forces de sécurité en les insultant.

« Cette marche a dégénéré… Certains responsables de mouvement s’en sont même pris aux forces de sécurité en les insultant et  les barrières que nous avons mises en place, ont été déplacées par des bousculades au point qu’il ait eu des échauffourées. Au cours  de ces échauffourées, nos éléments ont lancé le gaz de lacrymogène pour les disperser.  Malheureusement nous déplorons 15 blessés légers du coté  manifestants. Sur le 15 blessés admis immédiatement à l’hôpital Gabriel Touré par la protection civile, 10 ont été libérés par les médecins et 5 autres sont restés en observation jusqu’à la tenue de ce point de presse. Du coté des forces de sécurité, on note 3 blessés dont un blessé à la tête ».

Partant, le commissaire divisionnaire a invité la population de Bamako au calme,  à la compréhension et à inscrire tous leurs actes dans le civisme.

De l’autre coté, l’opposition a appelé, dans un communiqué, a condamné  cette attitude de services de l’ordre, qu’elle qualifie  de la repression violente de la manifestation. Avant d’appeler à une nouvelle  marche le vendredi 8 juin 2018 pour l’égal accès à l’Ortm, pour des élections transparentes.

Moussa Mallé SISSOKO

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