Santé et Médecine

PREVENTION DU DIABETE : Pourquoi il faut renoncer au sucre après 40 ans

Au cours du congrès 2018 de la société de la médecine moderne (SOMI-BF) qui s’est tenu du 28 au 29 juin dernier à Ouagadougou (Burkina Faso), la question de la lutte contre les maladies infectieuses et chroniques et la prise en charge était à l’ordre du jour. Le diabète sucré qui fait partie de ces maladies chroniques est cause de  la morbidité en Afrique, notamment au Mali. Un constat montre que le diabète est de plus en plus répandu dans la population surtout la frange la plus jeune. Il constitue de nos jours une menace véritable pour la santé de nos populations.

L’intérêt porté à cette pathologie est dû au fait qu’elle se répand rapidement dans le monde et le plus surprenant, il est observé dans les pays pauvres. Selon les données de l’OMS et de la fédération internationale du diabète, près de 2 millions (1 800 000) personnes sont atteintes de diabète au Mali (soit un taux de prévalence nationale de 9 à 10%).

Si rien n’est fait, d’ici à 2040, ce taux augmentera à 100%.

Si des actions fortes ne sont pas mises en œuvre, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le diabète sera la 7e cause de décès dans le monde d’ici à 2030. Et le nombre de diabétiques augmenterait à 592 millions dans le monde.

Le diabète est liée à l’incapacité du corps à produire de l’insuline. L’insuline est une hormone que le pancréas fabrique et si le pancréas n’arrive pas à produire en quantité suffisante d’insuline, il y a problème, c’est le diabète, une maladie chronique. Pour dire que sans insuline, le taux de glucose dans le sang augmente. Cela  provoque des dégâts dans tout l’organisme. Toute  élévation chronique de la glycémie dans le sang est une anomalie.

Le diabète de type 1 survient chez les personnes jeunes et apparaît souvent dans l’enfance. Il est causé par une destruction auto-immune du pancréas qui ne produit plus d’insuline. La cause est mal connue et il n’y a pas de prévention possible actuellement. Les gens atteints sont donc dépendants de l’insuline qui doit être administrée par injection.

Quant au diabète de type 2, qui représente 90% des cas de diabète, il survient plus tard dans la vie. Il est principalement dû à un état de résistance à l’insuline et est associé au surpoids

De nombreuses personnes après 40 ans continuent à mettre du sucre dans leur bouillie. Des personnes continuent  à utiliser le sucre pendant le carême et même continuent à boire de l’alcool. Ce qui est interdit après 40 ans.

Le problème est que le corps à partir de 40 ans n’arrive plus à fonctionner comme il le faisait avant. Des actions comme avoir un mode de vie sain et le maintien d’un poids normal sont à encourager. Sans oublier aussi la pratique régulière d’une activité physique régulière. Le diabète continue donc d’être un grave problème de santé publique et une alimentation saine, pourrait être une précaution pour lutter contre cette pathologie.

Il est aussi conseillé des consultations régulières pour vérifier le taux de glycémie dans le sang comme prévention. Et cela tout en essayant d’associer les produits que la médecine traditionnelle propose pour le traitement de  cette maladie.

Kader Toé

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