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MOHAMED OUMAR TRAORE: Un leader discret dans l’efficacité


Président de la Fédération malienne de tennis et Secrétaire général du Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM), Mohamed Oumar Traoré a été désigné «Meilleur dirigeant sportif» de l’année. C’était lors de la 8e édition de la «Nuit du mérite sportif» organisée le samedi 8 décembre 2018 à l’hôtel Sheraton de Bamako. Un prestigieux événement qui a eu la Première Dame Kéita Aminata Maïga comme Marraine. Ce trophée, l’excellent manager du sport et d’entreprise l’a aussitôt a dédié à son père.

Le choix porté sur Mohamed Oumar Traoré, qui est aussi le Trésorier général de la Zone II de l’ACNOA, n’a pas surpris dans la famille olympique et sportive. Un cercle dans lequel on sait qu’un bon dirigeant ne se juge pas seulement par la performance d’une discipline. Même si les résultats sont des éléments d’analyse de sa gestion. Un bon dirigeant sportif est un chef d’équipe, un vrai leader qui sait motiver son équipe sans être un tyran, ni trop laxiste.
Un bon manager est avant tout un animateur d’équipe qui sait communiquer facilement en donnant les informations nécessaires à la bonne réalisation des missions à accomplir. Il a la clairvoyance de pouvoir donner du sens à toutes les actions qu’il mène avec ses collaborateurs et justifier toutes les remarques qu’il leur fait pour leur comprendre que c’est pour leur bien et le bon fonctionnement du service. Il peut ainsi tout leur dire en faisant preuve d’un profond respect, donc avec élégance.
Un bon manager sait communiquer et animer ; écouter, comprendre et accompagner le personnel qui lui est confié. Le bon manager sait donc aider ses collaborateurs à bien comprendre les règles (règles de vie au sein de l’entreprise mais aussi les procédures de travail pour mieux les respecter).
Des qualités qu’on retrouve chez Mohamed Oumar Traoré. Un manager qui ne confond par «encadrer et diriger» car privilégiant toujours le dialogue avec ses collaborateurs pour les mener à la performance et à la réussite. Ce n’est pas un fait du hasard si la Fédération malienne de tennis est l’une des premières à tourner la page de l’administration classique au profit du management. Le président de la FMT et Ségal du CNOSM est un dirigeant totalement engagé auprès de son équipe et en complète osmose avec ses partenaires.
Mohamed Traoré n’a pas à rougir de son parcours de dirigeant sportif. Au niveau du CNOSM, il est le meilleur chef d’orchestre que le président Habib Sissoko pouvait avoir pour mettre en musique, c’est-à-dire traduire en actions concrètes, sa vision de développement du sport et de promotion de l’olympisme.
Ainsi, Mohamed n’a ménagé ni son temps ni son leadership pour la réussite des reformes récemment menées à bien pour la améliorer la gestion du Comité en mettant l’accent sur l’efficacité au service des Fédérations nationales sportives et la transparence pour consolider la confiance des partenaires comme la Solidarité olympique. L’homme parle peu, mais il est une boule d’énergie, un perfectionniste à cheval sur l’excellence dans la rigueur et la courtoisie sur fond de loyauté.
Et le travail accompli à la tête de la Fédération malienne de tennis est phénoménal. Nous nous rappelons que, avant que Pelé ne prenne les commandes en 1997, le tennis ne jouait que dans la capitale. Mais, avec sa détermination et l’engagement à la tête d’une équipe fédérale motivée, le tennis a été vulgarisé à l’intérieur du pays.
Ainsi, avant la crise qui secoue notre pays depuis 2012, le tennis se jouait dans toutes les régions du pays, de Kayes à Kidal. Les plans de développement conçus et mis en œuvre par sous sa conduite ont accordé une large part aux infrastructures et à la vulgarisation en milieu scolaire et universitaire.
D’où la confiance sans cesse renouvelée en lui pour continuer son œuvre de développement. C’est ainsi que, le vendredi 29 décembre 2017 à l’issue du 21e conseil général ordinaire de la fédération, il a été réélu président pour la cinquième fois consécutive.
Malgré la campagne de dénigrement d’une minorité qui pense se servir de la discipline comme leur vache laitière, ceux qui sont réellement préoccupés par les progrès du tennis malien (gestion et performance sportive) ont compris qu’on ne change pas un Commandant qui vous a permis de maintenir le cap malgré les orages.
«Cela aurait été insensé voir irresponsable de changer un président qui fait la fierté et le bonheur du tennis malien, celui qui a fait de notre fédération l’une des meilleures du pays en termes de d’efficacité et de transparence dans la gestion», nous avait confié un délégué à la fin du conseil du 29 décembre 2017.
«Nous ambitionnons est de réaliser trois grands projets à court terme. Il s’agit de promouvoir et de développer la discipline dans les régions à travers la construction des infrastructures, de créer un centre national de tennis au Lycée Sportif Ben Oumar Sy et de renforcer les capacités de l’ensemble des acteurs du tennis malien», a déclaré Mohamed Oumar Traoré après son élection en décembre 2017. Un projet ambitieux qui reflète la volonté de Mohamed de maintenir la dynamique amorcée depuis 1997.
Volontaire, disponible, courtois mais rigoureux ; efficace, franc, loyal…, Mohamed Oumar a mérité cette distinction de «Meilleur dirigeant sportif» de l’année ! Et, il y a peu de chance que cela lui monte à la tête parce qu’il est aussi un chef d’entreprise pondéré et dynamique, donc habitué à gérer ses succès et ses émotions dans l’humilité !
Bravo Pelé !

NABY



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