Mines et Petrôles

PRODUCTION D’OR AU MALI : B2gold annonce une production record grâce à sa mine de Fekola

La compagnie aurifère B2Gold a annoncé, le 16 janvier 2019, qu’elle a enregistré un record de production annuelle pour la 10e année consécutive. Grâce à la performance réalisée par la mine de Fekola (Kéniéba) officiellement inaugurée par le président IBK en février 2018.

La compagnie aurifère B2Gold a annoncé, mercredi 16 janvier 2019, qu’elle a enregistré un record de production annuelle pour la 10e année consécutive. En 2018, elle a produit 953 504 onces d’or, en hausse de 51 % en glissement annuel. Cette performance est due principalement à sa mine malienne de Fekola (Kéniéba).

Pour sa première année de pleine production commerciale, Fekola a livré 439 068 onces d’or. Si la mine de Masbate (Philippines) a aussi largement contribué à la performance, livrant un volume record de 216 498 oz, celle d’Otjikoto (Namibie) a produit 167 346 oz d’or. Ce qui a permis à la société de compenser les baisses enregistrées sur ses opérations au Nicaragua.

Dans son bilan annuel, B2Gold a rapporté des revenus de vente record de 1,2 milliard de dollars. Un chiffre en hausse de 92 % par rapport à 2017. En 2019, B2Gold espère maintenir une solide performance opérationnelle et financière avec une production aurifère consolidée qui devrait se situer entre 935 000 et 975 000 onces.

Selon des données officielles, la production annuelle de l’or du pays est estimée à près de 61 tonnes. Cette quantité ne prend pas en compte les quantités produites au niveau de l’orpaillage.

A noter que, selon les estimations de l’Etat, l’extraction minière industrielle ne représente actuellement que la moitié de la production nationale. La production aurifère industrielle du Mali était de 49,6 tonnes d’or en 2017, soit une hausse de 5 % par rapport à 2016.

Selon le département de tutelle, la production d’or au Mali représente près de 70 % des recettes d’exportation, soit environ 25 % des recettes budgétaires et 8 % du PIB. L’augmentation de la production nationale a été notamment possible grâce au démarrage de l’exploitation des mines de Fekola et de Yanfolila, détenues respectivement par B2Gold et Hummingbird Resources.

Quant aux prévisions, elles sont bonnes avec de nouveaux permis attribués à de nouvelles sociétés d’exploitation. Comme Panthera Resources, une société cotée à Londres (Royaume-Uni), qui a obtenu un nouveau permis qui prolonge la durée de validité de celui de Kalaka, un bail d’exploration de 62,5 km2 situé à environ 260 km au sud-est de Bamako. Cette a nouvelle licence est valide pour une période initiale de trois ans, à compter du 31 décembre 2018, avec deux renouvellements possibles de deux ans. Ce qui porte à 7 ans la durée totale probable.

Panthera Resources se concentre sur l’exploration et le développement de projets aurifères en Inde et en Afrique de l’Ouest. En dehors du Mali où elle détient également le permis de Bassala (d’une superficie de 27,4 km 2 située dans une zone minière à environ 200 km au sud de Bamako), elle est aussi présente au Burkina Faso sur le projet aurifère de Naton.

Par ailleurs, l’Etat malien a augmenté en 2018 à 20 % sa participation dans Fekola SA, filiale de B2Gold détenant le projet aurifère de Fekola. En exerçant cette option qu’il détenait en vertu de la convention minière conclue à Fekola, le gouvernement malien, en plus de s’acquitter de ses obligations en tant qu’actionnaire, effectuera des paiements supplémentaires totalisant 47 millions de dollars. Selon les termes du nouvel accord entre les deux parties, B2Gold considèrera cette somme comme une dette de l’Etat, assujettie à un taux d’intérêt.

Cette nouvelle transaction permettra au gouvernement malien d’augmenter les revenus qu’il tire de cette mine entrée en production en octobre 2017. En effet, il recevra, en plus des 10 % de revenus nets de Fekola que lui verse B2Gold en vertu de sa participation libre, des dividendes pour ses nouveaux intérêts en tant qu’actionnaire.

La mine d’or de Fekola a atteint en 2018 sa première année de pleine production. Et, entre 2018 et 2020, la compagnie prévoit des revenus de vente annuels moyens d’environ 1,2 milliard de dollars et des flux de trésorerie annuels de 500 millions de dollars.

Kader Toé

(Avec Agences Ecofin et Xinhua)

Related Posts

Laisser un commentaire