Médias

COUVERTURE ELECTORALE : Internews renforce les capacités des journalistes

Dans la perspective des élections référendaires, législatives et des municipales, l’ONG Internews a pris l’initiative de former des journalistes pour une meilleure couverture de ces joutes. Pendant trois jours, seize journalistes ont pris part à cet atelier de formation.

Du  4 au 6 février, le siège du NDI a vu défilé plusieurs acteurs et spécialistes du monde des médias.

La cérémonie d’ouverture était conduite par Claude Cirille, du directeur d’Internews, les formateurs étaient constitués de Mahamadou Tallata, journaliste et délégué de la Maison de la presse, Maïmouna Coulibaly, journaliste formatrice,  Salia Kariba Traoré, observateur à la COCEM, et Abdoulaye Asey, spécialiste genre.

Selon Mahamadou Tallata, les médias sont essentiels à la démocratie et il est impossible de tenir des élections démocratiques sans les médias. C’est pourquoi, dit-il, le but de la formation était de former des journalistes capables de couvrir professionnellement des élections. Tallata affirme qu’il a été constaté que lors des élections, les journalistes sont les plus écoutés ; ils sont l’œil, l’oreille, la bouche et le miroir du peuple. Cependant, pour éviter toute situation dramatique, ces miroirs du peuple doivent jouer leur rôle parfaitement. Le plus souvent lors des élections, certains journalistes ont tendance à envenimer les choses en faisant du parti-pris ou pire, en ne donnant pas des informations crédibles et cela est un danger.

Lors de la formation, Mahamadou Tallata a indiqué que le rôle du journaliste est important dans le processus électoral. Il souligne qu’ils ont un rôle d’éducation civique. Ils doivent relayer la voix des citoyens, veiller au bon déroulement du scrutin, favoriser la cohésion sociale et la réconciliation, contribuer à la responsabilisation des acteurs politiques. Tout cela serait difficile pour le journaliste quand il n’a pas  connaissance des lois électorales et surtout la charte des partis politiques.

Il ajoute que le journaliste est le meilleur moyen pour la prévention  des conflits en période électorale au Mali. Dans ce cas, il doit veiller à ne pas diffuser certaines informations qui auront des impacts négatifs au sein de la société. En période électorale, rapporte le formateur, les articles du journaliste doivent être exacts, non seulement  en ce qui concerne l’orthographe du nom des candidats, mais aussi dans la description. Tout au long du processus électoral, il est indispensable  pour le journaliste reste  indépendant. Ne rien accepter de la part d’un candidat, d’un parti politique même s’il s’agit d’une faveur présentée comme un cadeau.

Ensuite, Salia Kariba explique le rôle du COCEM (Coalition pour l’Observation Citoyenne au Mali). Selon lui, le COCEM a été mis en place pour contribuer à avoir un processus électoral transparent et crédible. Cela, ajoute-t-il,  contribue au renforcement de la démocratie au Mali, et permet d’observer de façon conjointe la période pré-électorale, le   jour du scrutin et la période post-électorale.  Les structures membres sont : l’Association malienne des droits de l’Homme, la Jeune Chambre Internationale Mali, le Réseau Plaidoyer et Lobbying, SOS Démocratie, Women In Development-Wildaf Mali.

Enfin, Maïmouna Coulibaly invite les journalistes à prendre acte de tous ces aspects pour couvrir sans faille les élections à venir.

Sanata Goita

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