Société

CIRCULATION ROUTIERE : 13 108 cas d’accident, 322 morts et 7 588 blessés en 2018

L’année 2018 a été particulièrement mortuaire pour les usagers de la route. La police nationale a enregistré 13 108 cas d’accident ayant occasionné 322 morts. C’est le triste bilan dressé par le Directeur général de la police nationale, Moussa Ag Infahi.

La capitale et les grandes villes du pays connaissent beaucoup de pertes en vie humaine, due à des accidents sur la route. Parlant des statistiques, notamment les patrouilles et les accidents, le patron des flics maliens s’est alarmé du nombre de blessés et de morts sur la route. Selon lui, les chiffres par rapport à 2018 sont parlants. La police  a constaté 13.108 accidents de la circulation, dont 10.406 dans le district de Bamako. Ces accidents, dit-il, ont malheureusement occasionné 7.588 blessés dans le district de Bamako et 322 morts. Toute chose qui reste extrêmement interpellatrice quant à la conduite des usagers. Pourtant, l’Agence nationale de la sécurité routière affirme poser des actes dans ce sens. Sur les aspects des patrouilles, Ag Infahi a indiqué que courant l’année écoulée, dans le cadre de la sécurisation des personnes et des biens, la police a effectué 20.010 patrouilles sur l’ensemble du territoire national dont 11 210 dans le district de Bamako et 8.800 pour les régions. Ce dispositif a mobilisé 75 147 éléments déployés seulement à  Bamako. Ces opérations ont permis l’’interpellation de 20 446 personnes dont 15 822 dans le district de Bamako. 7 490 engins ont été saisis dont 6 900 à deux roues. Parlant du maintien d’ordre, M. Infahi estime que 2 205 services de maintien d’ordre ont été effectués pendant la période de référence. Aussi, des opérations de descente inopinées ont été réalisées, soit 1 293 sur l’ensemble du territoire national. En guise d’amendes forfaitaires, il avance 7 381 500 F CFA dans le district de Bamako. Pour le renforcement des effectifs, le DG annonce le recrutement de2200 fonctionnaires de police au titre de l’année 2018. Il se réjouit de la tenue sans incident de la présidentielle dont il reconnait la précarité du contexte. Moussa Ag Infahi salue la bonne collaboration entre son service et les forces militaires dans le cadre de la sécurisation du Mali.

Selon lui, suite aux différents incidents qui se sont succédé,  tels que l’assassinat de l’imam Yattabaré et bien d’autres, la population est en situation de panique et  les réseaux sociaux, tel que Facebook, accroit cette panique. Ils donnent l’impression que le taux de l’insécurité est assez élevé au Mali. A ses dires, l’une des missions les plus attendues de la police reste liée à la sécurité publique. Il annonce le renforcement des capacités opérationnelles de ses hommes par la formation. A ce titre, il soutient qu’une quarantaine de policiers ont été  envoyés en France, aux Etats-Unis et  en Russie pour suivre des formations de pointe.  Il ajoute que désormais, ces fonctionnaires sont suivis de près dans leur travail.

Partant, il se félicite qu’une réunion hebdomadaire se tienne dans ses locaux pour recenser les difficultés. Cela, dit-il, a permis de diligenter 4 requêtes de la police à savoir : le Statut de la police, la multiplication des primes et indemnités, le cas des policiers en détention, le problème lié au logement des policiers. Il pense que l’efficacité et l’intégrité de ses fonctionnaires passent obligatoirement par l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Ensuite, il conseille à la population d’éviter les heures tardives, car les patrouilles de la police se sont intensifiées ces temps-ci.

Sanata Goita



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