Société

38 ANNIVERSAIRE DE LA MORT D’ABDOUL KARIM CAMARA DIT CABRAL : Soumeylou Boubèye Maïga sacrifie à la tradition

17 mars 1980-17 mars 2018, il y a de cela 38 ans, que le leader estudiantin malien, Abdoul Karim Camara dit Cabral mourrait sous les tortures du régime dictatorial de Moussa Traoré. Rendre hommage au leader estudiantin est devenu depuis quelques années une tradition. Le premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a respecté la tradition, le 17 mars 2018, en déposant une gerbe de fleur au pied du monument qui porte le nom du leader estudiantin à Lafiabougou.

Comme à l’accoutumée, le gouvernement du Mali a rendu, ce 17 mars 2018, un hommage à l’homme. En effet, En cette circonstance, le premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga était accompagné des membres de son cabinet, de quelques membres du gouvernement et des compagnons de lutte de Cabral regroupé au sein de l’Amical des anciens militants et sympathisants de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (Amsuneem). L’hommage s’est déroulé en présence des élèves et étudiants du Mali.

Rappelons que le 17 mars 1980, Abdoul Karim Camara dit Cabral, âgé de 25 ans, symbole de patriotisme a été assassiné pour ses idées de justice, d’équité et surtout pour une école performante, démocratique et populaire.

Oumar Arboncana Maïga, secrétaire général de l’Amsuneem a invité le gouvernement à réhabiliter toutes les victimes notamment des leaders estudiantin qui ont vu leur carrière brisée à jamais. Pour le secrétaire général de l’Amsuneem, durant deux ans après l’assassinat de Cabral, les premiers leaders estudiantins du Mali notamment les membres du Comité directeur de 05 par établissement soit plus de 290 élèves et étudiants ont été appelés sous le drapeau les drapeaux, puis malmené, pourchassés comme des « bêtes immondes ».

« La génération de Cabral en appelle à la haute conscience des plus hautes autorités pour une réhabilitation et une réparation à l’égard de cette génération dont certains membres du comité directeur se trouvent éparpillés sur l’ensemble du territoire national et à l’extérieur », a-t-il plaidé. A l’en croire, certains brillants étudiants de ces années-là vivent aujourd’hui dans un traumatisme profond. « Il faut que ces gens sentent que le vent du changement démocratique a soufflé », a-t-il fait remarquer. Avant de saluer la création de la CVJR.

De son côté, Soumeylou Boubèye Maïga, pense que ces moments de commémoration doivent être mis à profit pour consolider l’unité national e de faire face au péril qui plane sur l’Etat. Concernant les doléances de l’Amsuneem, il dit avoir pris bonne note et veillera à ce que les demandes soient satisfaites notamment la reconnaissance des crimes commis et la réparation des victimes y compris mémorielle.

 

B.SIDIBE

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