Culture

Biennale artistique et culturelle : Tombouctou occupe la première place

La biennale artistique et culturelle, édition spéciale Bamako 2017, a pris fin le dimanche 31 décembre au palais de la culture. Pendant une semaine, les différentes troupes, à travers chants, danses, pièces de théâtre, ont fait vibrer les populations de Bamako. Venues des dix régions du Mali, du District de Bamako et de la diaspora, ces troupes ont chanté la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale.

La cérémonie de clôture a été présidée par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Au terme d’une semaine de compétitions artistique et culturelle en plusieurs disciplines, au classement général, c’est la région de Tombouctou qui a remporté la première place (96 points), suivie du District de Bamako (95 points) et de la région de Kidal (86 points).

 

Dans la compétition de pièces de théâtre, la première place est revenue au District de Bamako, suivie de la région de Sikasso et de Tombouctou. En orchestre moderne, c’est la région de Mopti qui est arrivée en tête, suivie du District de Bamako et de Taoudéni. En ce qui concerne la compétition de l’ensemble instrumental traditionnel, la première place a été enlevée par la région de Sikasso, suivie du District de Bamako et de la région de Taoudéni.

 

Pour la danse traditionnelle, c’est la région de Kidal qui a pris la première place, suivie de la région de Ségou et de Sikasso. Dans la compétition en discipline chœur, le District de Bamako est arrivé en première position, suivi de Tombouctou et de Gao. Et enfin, pour le solo de chant, Bamako se taille la part du lion, suivi de la région de Taoudéni et de Tombouctou.

 

S’adressant aux jeunes du Mali dans son discours de clôture, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a déclaré : «Vous avez entendu l’appel du Tabalé. Vous avez répondu en liesse, vous êtes venus de partout, du dedans et du dehors. Je voudrais ici saluer votre enthousiasme, la ferveur et la détermination qui ont été les vôtres pendant cette fête de la culture malienne. Cet état d’esprit nous rassure d’autant qu’il marque à la fois, votre engagement à assumer l’héritage commun, notre patrimoine culturel (l’un des plus riches en Afrique au sud du Sahara), et à le porter sans complexe aucun, à le vivre intensément et à le perpétuer. Pendant sept jours, dans la communion totale, vous avez prouvé votre attachement au Mali, à la diversité de sa culture, à ses valeurs d’unité, d’acceptation réciproque, de tolérance, de pardon, de solidarité».

 

Et le président de la République de poursuivre : «pendant cette semaine, vous avez, à travers chants, danses, pièces de théâtre… des formes d’expressions culturelles de nos terroirs, tirées parfois de l’abîme du temps, fait vibrer les populations de Bamako dans cette salle mythique où planent le souffle et l’image d’une des plus grandes figures de la culture malienne, Bazoumana Sissoko, virtuose immortel du n’goni et de la tradition. Vous avez magnifié la culture malienne dans la splendeur de toute sa diversité. Vous avez démontré et persuadé que notre pays est une mosaïque culturelle et un foyer de créativité où des formes plurielles d’expressions culturelles célèbrent harmonieusement la rencontre des traditions ancestrales avec les valeurs contemporaines. C’est une culture forte, vivante, portée par les populations qui y marquent leur attachement, collectivement et individuellement. Cette culture dans laquelle s’est forgée une identité malienne commune, socle d’unité nationale et de paix sociale».

 

Par ailleurs, Ibrahim Boubacar Keïta a souligné que cette Biennale aura été celle des démentis des préjugés, du scepticisme, mais aussi des clichés spécieusement montés dans le dessein bien formé de galvauder l’image du Mali.  Il a  félicité le gouvernement pour ce challenge relevé et plus particulièrement le ministère de la Culture pour la bonne organisation de l’évènement.

 

Notons qu’une attestation de participation a été remise à tous les participants. Le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta a donné un prix spécial à la troupe du District de Bamako.

 

Diango COULIBALY/ Journal « Le Reporter »

 

 

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