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Mali: Un pays pas très loin de la partition
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- Category: Putcsh
- Published on Tuesday, 03 April 2012 11:20
- Written by 20 Minutes
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MALI - La rébellion touaregue contrôle tout le nord du pays depuis la chute de Tombouctou...
Ironie du sort, c’est justement pour endiguer l’avancée de la rébellion touaregue qu’Amadou Toumani Touré, alias ATT, le président malien, a été déposé le 22 mars dernier. Son remplaçant à la tête de l’Etat, le capitaine Amadou Sanogo, ne se sera pas illustré par son âpreté au combat. Dimanche, alors qu’il prenait «l’engagement solennel de rétablir […] la Constitution de la République du Mali du 25 février 1992, ainsi que les institutions républicaines», Tombouctou tombait aux mains des rebelles touaregs.
Les pays voisins craignent la contagion sécessionniste
En mouvement depuis janvier dernier, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) a conquis Tombouctou après Gao et Kidal. Au Mali, la frontière est nette désormais entre le nord du pays, contrôlé par le MNLA, sur l’espace justement revendiqué par le mouvement touareg, et le sud, aux mains d’une junte, excédée par les atermoiements du président ATT qui aura échoué à assurer la cohésion de l’Etat-nation malien jusqu’aux élections présidentielles initialement prévues le 29 avril prochain.
Le MNLA poussera-t-il plus avant? Peu probable. En revanche, rien ne permet d’exclure que leurs alliés djihadistes - certains groupes touaregs seraient plus ou moins proches d’Aqmi - ne tenteront pas de pousser l’avantage. Le MNLA pourrait par ailleurs tenter d’élargir sa conquête territoriale aux pays voisins: Mauritanie, Algérie, Niger et Burkina-Faso notamment. Consciente des enjeux, la Cédéao (Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest) a exigé ce week-end le départ de la junte. Objectif: ramener les militaires dans leur caserne, puis sur le terrain pour reconquérir le nord du pays. Mais peut-être est-il déjà trop tard.
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Armelle Le Goff


