Politique

Présidentielle 2018 : «A partir d’aujourd’hui, on ne se laissera plus trimbalé par l’opposition…», affirme Bocary Tréta

L’élection présidentielle qui s’annonce timidement éclaire la scène politique  comme les étoiles dans le ciel. Très complexe, mouvementée à travers l’opposition, les associations qui affûtent leurs armes pour la conquête du pouvoir avec un seul slogan le changement. Quant à la mouvance présidentielle, elle se réserve pour des raisons de leaderships. Dans les services comme les lieux de rencontre, un seul slogan : ça ne vas pas, faisons assez de prudence pour ne plus tomber dans la gueule du loup. C’est ce qui ressort de notre enquête menée sur le terrain.

La moitié des 77% des maliens ayant porté leur choix au président IBK ne parlent plus de même langage. Parmi ces rangs, on y note les associations, les mouvements, les leaders religieux et une branche de la mouvance présidentielle. Parmi ces traités, nombreux n’apprécient pas la gouvernance et les différents slogans formulés.

Pourtant, ces différentes colorations avaient nourri leur espoir au président IBK comme homme de la situation dans un pays miné par la corruption et l’insécurité. Entièrement consacré à la gestion du pays, ces hommes sont aujourd’hui déterminés à conquérir le pouvoir et apporter du changement. La mauvaise gouvernance est-elle à la base ? La question mérite d’être posée.

Quant aux mouvements et associations, le constat est astreignant.  Côté de la majorité, c’est le silence radio dans le souci de ne pas tomber dans la gueule du lion, de peur  d’afficher leur volonté politique.

Pourtant, à l’occasion de la rencontre des militants en commune V en mars 2016, le secrétaire général du rassemblement pour le Mali (RPM), le Dr Bocary Tréta avait accusé la majorité en ces termes : «A partir d’aujourd’hui, on ne se laissera plus trimbalé par l’opposition… Seul le RPM réélira IBK en 2018… »

Mamadou Diarrassouba à son tour affirme : « Toute personne qui se  mettra entre nous et IBK, l’apprendra à ses frais ».

 En tournée en commune II du district de Bamako, le docteur Tréta  disait : «Le président peut se tromper, mais  le RPM lui a confié la mise en œuvre de son projet de développement. Quand j’ai été nommé ministre, j’ai tout fait pour que les cadres du RPM viennent animer le siège du parti, mais ça n’a pas été fait».

La question qui se pose est de savoir si ces slogans sont dignes d’un rassembleur. La mouvance présidentielle a-t-elle les moyens de communications pour redresser la barre malgré quelques rencontres utopiques du premier ministre entre les différents protagonistes ?

Attendons de voir.

Yacouba Dembélé

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