Libre opinion

Une troisième voie s’impose au vu des expériences vécues, durant ces mascarades d’élection, au Mali !

La démocratie, étymologiquement, désigne un régime politique dans lequel les citoyens d’un État exercent l’autorité suprême, la souveraineté. Présente dans notre pays, la démocratie est assimilée à un «gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple», néanmoins, étant donné la diversité des régimes politiques qui se disent démocratie, il reste difficile de donner une définition exacte de ce qu’est ou devrait être la démocratie. Nous nous demanderons alors si l’opinion publique possède un rôle important au Mali, et ainsi, nous en déduirons si elle est le vrai pouvoir de la démocratie.

Pour cela, dans un premier temps, nous nous intéresserons à l’influence que l’opinion publique peut avoir sur la vie politique, puis, dans un second temps, nous nous demanderons si elle peut être manipulée par le pouvoir politique. En se faisant bonne conscience pour confirmer que la démocratie est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple, nous amène à se poser des questions sur la légitimité du Président qui sortira gagnant des urnes du dimanche. On attendait huit millions de votants en vue d’enraciner le rôle de l’opinion publique dans les prises de décision de la Nation, mais hélas, nous sommes retrouvés avec 20% de votants, honnêtement ce chiffre pourrait-il légitimer un Président dans un pays plongé dans une crise sans précédent ?

Cette opinion publique massifiée par l’ignorance et le manque d’éducation se voyait dans l’obligation de monnayer leur vote pour subvenir aux besoins quotidiens, aux plus offrants, donc aucune sincérité dans leur vote. Cette hypocrisie ambiante de la classe politique actuelle et surtout l’égoïsme chronique des acteurs de 1991, qui paternalise la Gouvernance depuis trente ans, sont sources de frustration et de manque d’intérêts des jeunes pour la chose politique. L’opinion publique est la manière de penser la plus répandue dans une société, selon l’encyclopédie Larousse. Elle reflète les croyances de la majorité de la société, et donc du peuple. À ce titre, et plus d’une fois, elle a réussi à faire reculer les lois et les hommes. à tire d’exemple le mouvement AN TE A BANA.

Que faire face à un peuple désabusé des pratiques politico-politiciennes ? Que faire face à l’insécurité dont le nombre de morts ne s’arrête pas ? Que faire face à cette boulimie de frustration de la majorité face à une minorité qui s’accapare toute la richesse du pays ? Que faire face à des individus qui n’ont que mépris pour le peuple ?

Trop de questions ! Certainement la réponse réside dans la troisième voie, qui exigerait purement et simplement l’annulation des élections et aller vers un collège transitoire avec des jeunes et pour des jeunes en politique. Il est temps de faire autrement de la politique, il est temps que les gens sérieux s’intéressent à la vie politique, il est temps que nous prenions notre destin en main. Nous appelons aux femmes et hommes de nous rejoindre pour prendre notre destin en main, en vue de stopper ce «foutage» de gueule de ces vieux roublards de la politique malienne.

Ensemble nous gagnerons ce pari.

 Moustapha DIALLO

Militant pour un Mali Koura

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