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ÉDITORIAL – Sanogo à la barre, loin de l’impartialité

Le fameux général, auteur du coup d’Etat, est appelé à la barre à Sikasso pour s’expliquer dans le dossier des bérets rouges disparus. La nouvelle annoncée, elle a suscité un vif débat quant à l’impartialité du procès. Le cas Sanogo, semble aux yeux de bon nom de maliens un procès purement politique. La preuve, c’est que l’actuel Président de la République doit en grande partie sa victoire aux présidentielles grâce à l’accompagnement sans faille du premier chef du coup qui a évincé ATT. Le second point, l’actuel ministre de la Justice est aussi un des avocats de l’accusé. Me est connu pour les affaires qui rendent plus visibles. Hier avocat du putschiste et aujourd’hui ministre de la Justice, il semble dans l’optique de remporter le nom de ce procès dit historique. Que les maliens disent un jour, c’est sous Mamadou Ismaël Konaté, ministre de la Justice,  que le procès Aya a eu lieu. En réalité, ils veulent donner une porte de sortie au putschiste dont les paluches sont ensanglantées de sang de ses frères militaires.

Les familles des victimes, notamment les femmes des bérets rouges disparus, les organisations des droits de l’homme et leurs avocats  réclament justice depuis bien longtemps. Cet acte de la part du gouvernement, c’est bien suite à la pression de la partie des victimes.  Elle à son niveau, le mercure monte déjà. Les organisations des droits de l’homme espèrent voir la sentence impartiale afin de réparer le préjudice causé.

Cela mérite bien d’être soutenu, mais la main invisible du politique est bien là. Les gouvernants d’aujourd’hui lui doivent une reconnaissance, minime soit-elle. Car sans lui, certains étaient déjà sur le banc de la retraite politique.

Boubacar Yalkoué

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