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EDITO – Gilets jaunes: “Macron doit apporter un gros correctif”

Alors que ce samedi a connu la quatrième journée de mobilisation nationale des gilets jaunes, Emmanuel Macron doit réagir et chercher une réponse définitive à la crise. Nos éditorialistes politique, Bruno Jeudy et Thierry Arnaud, ont analysé sur notre plateau les enjeux de son intervention télévisée, prévue en ce début de semaine. 

La nouvelle mobilisation des gilets jaunes, ce samedi, a paru plus mesurée que la précédente, bien qu’on ait encore noté des débordements à Paris comme dans les régions. Mais la colère des Français est toujours aussi nourrie. Emmanuel Macron prépare une intervention télévisée en ce début de semaine pour y répondre. Nos éditorialistes politiques ont analysé les tâches qui se présentent à cette occasion sur la route du chef de l’Etat. 

> Thierry Arnaud: “Comment sauver son quinquennat? C’est la question qui se pose à lui” 

“Le président de la République reste confronté aux mêmes questions, qui sont des questions très graves: comment éviter une nouvelle manifestation samedi prochain? Comment éviter un embrasement social? Comment il évite dans les prochaines semaines de mettre l’économie française à genoux? Et politiquement, comment il sauve son quinquennat? Car il faut être réaliste, c’est cette question qui, se pose à lui.

Cette journée met autant si ce n’est davantage de pression sur le président de la République. Pourquoi? Parce que la seule réponse concrète qu’on entendue de la part de l’exécutif est consécutive aux violences du samedi précédent. Ce qui se passe aujourd’hui créé donc l’obligation pour le président de la République de répondre à ces gilets jaunes ‘raisonnables’. Il faut montrer qu’on a des choses à leur dire et à leur donner et que c’est un gouvernement qui ne cède pas seulement sous la pression et la violence.”


Bruno Jeudy: “Son intervention sera déterminante”
“On peut dire, comme le ministre de l’Intérieur, que la tactique de sécurité a payé, il n’en reste pas moins que la réponse sécuritaire, et ça c’est le Premier ministre qui le dit, ne suffit plus. Il va falloir faire de la politique, et ça c’est Emmanuel Macron qui va devoir la faire. 
J’allais dire que l’exécutif a déjà cédé sous la pression de la rue et cette violence la semaine dernière. Tout ça a été balayé d’un revers de main par certains gilets jaunes, mais ils ont lâché sur la hausse des carburants, c’était un renoncement très important. C’est même le premier du quinquennat! On a oublié aussi les mesures d’accompagnement, elles n’avaient pas suffi. (…) Il faut aussi s’attendre à ce que le président de la République fasse d’autres concessions dans son intervention. On nous dit qu’il va y avoir une sorte de blast de social avec des choses concrètes. Il va aussi devoir faire des concessions sur sa propre gouvernance. C’est quelque chose qu’on entend depuis un mois sur les ronds-points. Il y a quelque chose qui est cassé entre le président de la République et une partie de l’électorat.
C’est une crise qui s’est personnalisée autour du président de la République. Son intervention sera déterminante pour savoir s’il y aura derrière un acte V. Ça nécessite un gros correctif d’Emmanuel Macron.”

BFMTV

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