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Interview | Christian Lambert, Co-fondateur du CNA : “Ce serait aberrant que le CNA ne fonctionne pas en Côte d’Ivoire”

Co-fondateur du Cinéma numérique ambulant (CNA), il y a vingt ans, Christian Lambert a profité de sa présence en Côte d’Ivoire pour aider le CNA Côte d’Ivoire à exister. Pour lui, le moment est venu et le CNA Côte d’Ivoire qui a vu le jour, des projets verront, très rapidement, le jour. Farafinet l’a interviewé.

Vous séjournez depuis plus d’un mois en Côte d’Ivoire, cela présage-t-il de bonnes nouvelles pour le Cinéma Numérique Ambulant dont vous êtes le co-fondateur?
Il y a deux bonnes nouvelles. D’une part, il y a le tournage du film de Philippe Lacôte sur le lequel je travaille. D’autres parts, je profite de ma présence pour essayer d’aider le CNA Côte d’Ivoire à exister, concrètement. Le moment est venu. Beaucoup de circonstances font que c’est maintenant qu’il faut le faire. Le CNA Mali qui est en Côte d’Ivoire depuis le mois d’août dans le cadre des projections du Festival de la Nawa a préfiguré le CNA Côte d’Ivoire. Ce festival est organisé par le Conseil régional de la Nawa. L’association ivoirienne du Cinéma numérique ambulant (CNA CI) ayant vu le jour à l’occasion d’une assemblée générale élective, des projets verront le jour très rapidement. Maintenant, je pense que le CNA Côte d’Ivoire a toutes les chances d’exister très vite.

Christian Lambert, Co-fondateur du CNA à Abidjan

Ce moment qui est venu pour que le CNA CI existe, qu’est-ce qui, selon vous, a motivé sa création officielle ?
Il y a plusieurs réalités. Une réalité pour le cinéma en lui-même. Je crois qu’il est important de créer des cinémas ambulants parce que c’est le moyen par lequel les populations peuvent voir le cinéma. Aujourd’hui, elles ne le voient pas. Le CNA est pour la création des salles de cinémas. En attendant que cela se fasse, il est important que les gens continuent de voir du cinéma. Et, le Cinéma ambulant est un bon moyen pour que le cinéma puisse continuer à être vu. Plus les CNA seront nombreux, plus ils pourront paieront les droits à l’industrie du cinéma africain. Parce que plus le cinéma sera portera bien, mieux le CNA se portera.

Co-fondateur du CNA, vous l’êtes. Quels sont vos attentes pour le très jeune CNA Côte d’Ivoire?
Je suis sûr qu’il y a des forces suffisantes et nécessaires pour y arriver. Le CNA fonctionne bien dans beaucoup de pays. Il n’y a pas de raison que le CNA ne fonctionne pas en Côte d’Ivoire. Ce serait aberrant. J’attends du CNA Côte d’Ivoire qu’il vienne renforcer le réseau des Cinémas numérique ambulants à travers l’Afrique de l’Ouest et plus le réseau sera fort, plus le cinéma sera fort. Parce qu’il y a des réalisateurs qui pourront montrer leurs films dans plusieurs pays le même jour, à la même heure.

Christian et Quentin, lors de l’AG Élective du CNA CI

Quelle vision partagez-vous avec l’établissement, dans plusieurs pays, du CNA de façon général?
J’ai une très affective parce que je ne suis pas partie prenante dans le CNA Afrique et dans aucun des CNA. J’ai juste un rôle symbolique. Il y a vingt ans, j’avais crée le premier CNA. Aujourd’hui, le CNA est présent dans huit pays. Il y a peut-être une cinquantaine de salariés qui en vivent. Le CNA commence à être de plus en plus reconnu par les institutions. J’en suis très fier.

Comment vous est venue l’idée de créer le Cinéma numérique ambulant?
L’idée s’est mise en place petit à petit. J’avais fait un film, étant directeur de production, au Bénin en 2001. Je m’atais aperçu que les gens ont filmé. Les villages dans lesquels nous avons ne verraient pas le film parce qu’ils n’avaient les moyens (culturels et financiers) de le voir. De là, j’a commencé à rêver pour faire une projection dans le village. A partir de là est née l’idée de faire une tournée. On a été dépassé par notre succès. Après, nous avons une aide de l’Union Européenne pour qu’on installe au Bénin, au Niger et au Mali. A partir de là, ça démarré. Le concept du CNA s’est élaboré pendant ces tournées.

Séance de projection du film Ballon d’or dans un village de la Nawa en août 2019, à l’occasion du Festival de la Nawa.

Un appel à lancer aux institutions et partenaires potentiels présents en Côte d’Ivoire ?
Il y a lieu d’aller voir l’ensemble des institutions et les partenaires potentiels. La plus part connaissent le CNA mais, il faut apporter du grain à moudre, montrer de la volonté et de l’énergie.

Réalisée par Koné SAYDOO

Saydoo KONE

Freelance│Journaliste Culturel│Consultant Media│Administrateur de Site│Artist-Manager
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