Religion et Croyances

CMAS : A l’heure de la structuration !

Lancée en grande pompe le 7 septembre 2019 au Palais de la Culture, la Coordination des  mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (Cmas) est à pied d’œuvre pour traduire les vertus de leur mentor en actes concrets. C’est pourquoi, monté sur de grands chevaux, le coordinateur national de la Cmas, Issa Kaou Djim, a animé, samedi dernier, une conférence de presse qui s’articulait autour des points saillants : « La présentation de l’évolution de la structuration de l’association; l’organisation de la table ronde sur le thème « l’imam face à la jeunesse pour une meilleure implication dans l’amélioration de la gouvernance », prévue les 2 et 3 novembre prochain. C’était au siège national du mouvement politico-religieux, au quartier Magnambougou Faso-Kanu.

De prime à bord, le coordinateur national de l’association a rappelé les vertus de la Cmas qui se résument en la bonne gouvernance au service de la paix, la réconciliation et le vivre-ensemble. Selon Kaou Djim, seule la stabilité du Mali est la raison d’être de la Cmas.Revendiquant l’héritage de Mahmoud Dicko, il a affirmé que «  l’imam a toujours prônéla  cohésion sociale pour un Etat de droit au Mali. L’imam Dicko est un homme de paix dont le leadership et la légitimité sont incontestés ». Dans la même lancée, il a confessé: «  la Cmas n’est pas dans le combat de l’opposition, le mouvement est dans le combat du Mali ».Toutefois, Kaou Djim a juré: « La Cmas n’appartient pas à Mahmoud Dicko ». S’agissant de la vie l’association, le président de la commission ressources humaines, finances et matérielles de la Cmas, Youssouf Daba Diawara, a indiqué la vente de deuxtypes de carte, afin d’assurer la prise en charge  des activités programmées. Il a souligné que la carte de membre est cédée à 1000f par personne, tandis que la carte de soutien est fixée à 10000 FCFA.Selon lui, un mouvement qui n’est pas indépendant financièrement n’est pas libre dans sa prise de décision.

Abordant l’organisation de la table ronde annoncée, le président  de la commission jeunesse, éducation et formation de la Cmas, Mohamed Salia, non moins  ancien président du CNJ (Conseil national de la jeunesse), a signalé que ce séminaire qui se tiendra au Palais de la Culture va regrouper 200 délégués venus des 60 cercles de l’intérieur et de la diaspora. Il a noté qu’il s’agit de sensibiliser les jeunes pour une véritable implication dans le combat de la bonne gouvernance.

Lors de la conférence, le coordinateur a battu en brèche certaines allégations relatives aux relations entre Mahmoud Dicko et Houka Houka, faisant l’objet de mandat d’arrêt international pour terrorisme, et présent au lancement de la Cmas. Kaou Djim a rétorqué en ces termes: « L’Etat a négocié avec le Mnla qui a massacré les soldats maliens à Aguelhok. C’est un faux débat. L’Etat peut se saisir du dossier ». Pour finir, ila laissé entendre que tout est mis en œuvre pour l’installation  des représentations de la Cmas  dans les six communes de Bamako, et progressivement dans les régions et à l’extérieur.

Jean Goïta

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